Pour ce nouveau post, les photos du groupe :
Cashflow
de leur mentor :
Larry Blackmon

Suite au succès au fil des années du groupe
Cameo, en 1983°, Larry Blackmon crée Atlantis Artists, une structure qui va lui permettre de produire en interne ses propres disques en distribution par la majors Polygram records, puis de gérer les répètes et les tournées avec son propre argent sans l’aide par contre d’une majors, à Atlanta où se trouve les bureaux de sa compagnie et où vivent désormais les membres du groupe* mais aussi de produire des nouveaux talents, la production pour des artistes extérieurs n’est pas une nouveauté pour lui, mais cette fois l’intérêt est de contrôler le disque dans son entier, où c’est lui qui prends la décision finale pour tout ce qui concerne l’artistique, le contenu et le choix des musiciens protagonistes additionnelles, selon les besoins, comme Cameo, devenu à l’époque un quintet, sous l’ère Reagan dans les années 80’s une récession traverse tout les Etats Unis est une grande formation n’est plus d’actualité, le coût est devenu trop important et le partage des profits est plus rentable entre quatre

(puis trois, à partir de 1985)

que onze membres

, le fait aussi que la chanson prime sur l’ensemble (le fait de ne plus avoir un line-up permanent mais un noyau de membres fondateurs, permet d’utiliser certains musiciens supplémentaires pour certaines choses précises selon les besoins de la chanson), finalement le choix du nom de sa première signature n’est pas innocente dans ce contexte, ou l’autre versant des glorieuse eighties est la réussite a tout prix.
Le groupe Cashflow est composé de : Gaylord Parsons, Kary Hubbert, James Duffie, Regis Ferguson, pour leur premier album : Cashflow (1986, Atlanta Artists/Polygram records).

Le LP de six titres est une réussite totale, il est selon moi un des meilleurs albums de FUNK au milieu des années 80’s, en 86 trouver un LP bon de bout en bout est très rare surtout pour un premier album, c’est une extension forcement de l’univers Cameo, mais sur bien des points surpasse certain albums de leur mentor , plus complet que l’album : " Single Life " (1985, Atlanta Artists/Polygram records) et pour moi égale à l’album " Word Up " (1986, Atlanta Artists/Polygram records) qui est considéré comme un CLASSIC absolu dans les années 80’s, le talent conjugué du groupe avec Larry Blackmon
et Mike Burnett

co-producteur (il a fait parti de Cameo de 1982 à 1988 du LP " Alligator Woman " à " Machismo ", LA BASSE** sur " Be yourself " & " Flirt " & " She’s Strange " & " Single Life " & " Attack Me With Your Love ", C’est LUI !!!), il est même le responsable de la rencontre du groupe avec son ex patron, par l’intermédiaire de Kary Hubbert, un ami a lui de Macon, Georgia)
Le LP s’ouvre avec le morceau : " Party Freaks " le ton est donné TUERIE !, une boîte a rythme avec une basse clavier qui tabasse grave !!!, suit ensuite leur hit incontournable " Mine All Mine ", qui doit tout au titre " I Found Lovin " du Fat Back Band, mais a l’instar des artistes de Jazz le détournement d’un thème pour en faire un nouveau titre cette ré- interprétation , avec une trame identique mais avec l’adjonction de cuivres plus présente qui la différencie, lui apporte une pêche supplémentaire et en fait un INSTANT CLASSIC, les morceaux : " Spending Money " et surtout " I Need Your Love " (là encore cette basse slappé et ses claviers, ça fait très mal !) l’obligatoire ballade : " Reach Out " (rien que dans le titre tout est dit, écriture a l’ancienne, dans l’esprit des ballades classic d’autrefois, superbe partie de sax dut à Don Myrick***), l’album se termine sur " It’s Just a Dream " avec sa construction alambiqué et étonnement très 70’s(on dirait un inédit de Cameo, genre Jazz-Rock avec de superbes parties vocals en cascade, qui doit beaucoup à Funkadelic****,), pour moi la seule réserve sur le LP est le titre :" Can’t Let Love Pass Us By ", la grande réussite du LP est dut en grande partie aux voix***** que ce soit en lead, en chorus (avec l’aide précieuse de Tomi Jenkins, l’autre voix de Cameo, grand chanteur sous-estimé) et même les parties rapés qui s’intégrés bien mieux que d’autres tentatives, mais surtout la superbe utilisation des claviers tout au long de l’album, Larry Blackmon tire le meilleur du groupe et des intervenants extérieurs présents sur le disque (voir Les Females Background Vocalists, on y trouve Alyson Williams ou Lisa Fischer), le rôle de Mike Burnett a dit-on était aussi important dans la forme et les arrangements.
P.S : le deuxième album : " Big Money " (1988, Atlanta Artists/Polygram records) est lui aussi EXCELLENT .
(°en faite des 1982 après la sorti du LP : " Alligator Woman " (Chocolate City/Polygram records), le groupe originaire de New York s’installe à Atlanta, Larry Blackmon décide de monter sa propre compagnie de disques ( et un studio de répète et de pré-production, il veut un contrôle sur tous jusqu’aux droits d’éditions de ses chansons) la ville est devenu avec le temps économiquement important pour la communauté noire, d’abord par sa visibilité et sa représentation effective à tous les niveaux sociales et aux postes occupés et par le nombre important d’entrepreneurs noirs aux commandes de leurs propres affaires)
(*a l’exception de Nathan Leftenant restait au New Jersey, la banlieue de New York)
(**en tant que Bassiste ses héros se nomment Verdine White de Earth, Wind, and Fire et Larry Graham du Graham Central Station.
C’est un musicien du Sud des Etats Unis qui a jouer avec Sam & Dave, pour ensuite accompagner : William Bell, Clarence Carter, Denise LaSalle, à l’audition pour le groupe Cameo, il est engager sur le champs devant 40 bassistes, son jeu a la basse s’intègre parfaitement à la nouvelle direction musicale du groupe, plus électronique mais avec l’apport de ligne de basse LOURDE et SIMPLE, SLAPPE, qui avec Larry Blackmon à la batterie, trace en grandes lignes l’assise de la chanson, dans l’esprit de James Jamerson, dans ce qui reste la période faste du groupe Cameo, en terme(s) de succès et de reconnaissance mondiale)
(*** Don Myrick, saxophoniste est le Leader des
Phoenix Horns, la célèbre section cuivres de :
Earth,Wind & Fire)
(****
George Clinton est une des influences majeure de Cameo, est plus particulièrement
Funkadelic pour Tomi Jenkins, influence probante sur ce morceaux)
(*****l’importance des placements de voix en lead, en chorus ou qui s’enchevêtrent a toujours étaient chez Larry Blackmon au sein de son propre groupe ou sur ses productions extérieurs, méticuleux, judicieux et a tiroirs, il faut savoir qu’au début de sa carrière de musicien, il était batteur derrière des groupes vocaux.)
Respect dut : à
GrandMaster Dee Nasty (en ce mois de novembre, anniversaire Zulu Nation, oblige!), et un Big Up : à
Steph de Trevor & Lisa (Gwen Mc Rae, tu l'a fait !!!) et à mon frère, pour l'ordi et l'aide.
Peace Unity and
having Fun